jeudi 9 mai 2013

Au Vieux Couvent, informations pratiques



Coordonnées :

Restaurant Au Vieux Couvent
6, Rue des Chanoines
67860 RHINAU
Tél: 03 - 88 - 74 - 61 - 15
Mail:  restaurant@vieuxcouvent.fr

Fermeture: Lundi soir, Mardi et Mercredi toute la journée


Tarifs :

Menu Gourmand : 35 € (menu 3 plats, avec choix, 46€ avec le "Festival de desserts de Jean & Alexis")
Menu Tentation : 54 € (menu 3 plats fixes)
Menu Plaisir : 73 € (menu 4 plats, choix sur l’entrée et "Festival de dessert de Jean & Alexis")
Menu Dégustation : 97 € (menu 6 plats, fixes, "Festival de dessert de Jean & Alexis")

Menu « Balade de découvertes des plantes sauvages » : 52 €
(durée de la balade 2h environ + menu 3 plats, et le "Festival de desserts de Jean et Alexis" – Date des prochaines sorties les 19 mai, 02 juin et sur le site du restaurant ICI)

Menu Enfant : 17 € (3 plats, définis avec l’enfant)

Carte : 26 - 34 € (Entrées froides et chaudes)
            37 - 57 € (Poissons)
            35 - 55 € (Viandes)
            A partir de 12 € (Fromages)
           12 - 17 € (Desserts) 

Formule Jeunes: 69 € (Formule Expression) 
(menu complet 2 plats et festival de desserts, en accords mets et vins (*))

Formule Jeunes: 89 € (Formule Prestige) 
(menu complet 4 plats et festival de desserts, en accords mets et vins (*))

Formule Seniors: 49 € (Formule Expression)
(menu complet 3 plats, en accords mets et vins (*))

Formule Seniors: 75 € (Formule Prestige)
(menu complet 3 plats « Prestige », en accords mets et vins (*))


Retrouvez le compte rendu épicurien de quelques plats dégustés à la carte en avril 2013 
(en suivant le lien ICI) Chroniqué sur le Blog des Etoiles d'Alsace   



* Offre valable pour les moins de 35 ans ou plus de 60 ans, sur réservation uniquement. Sauf dimanche midi et samedi soir de décembre pour les Formule Jeunes.


mercredi 8 mai 2013

Rencontre avec Alexis Albrecht, du Restaurant Au Vieux Couvent, à Rhinau


Présentez-nous les moments marquants de votre parcours dans la profession.


Si j’ai beaucoup de très anciens souvenirs dans le restaurant familial, un des premiers moments marquants fut  mon apprentissage à Ottrott, chez Patrick Fritz en 89-90. L’Ami Fritz, comme son nom l’indique, c’est un peu un concentré d’Alsace et de ces belles tables classiques. J’y ai appris la vie et la cuisine, celle de semaine, en autant de « plats du jour », et celle des jours fériés et des week-ends, avec les grands menus et les volontés gastronomique.
En fait je pense avoir beaucoup appris là-bas car c’était une maison où je me sentais vraiment bien, j’ai apprécié cet esprit familial et cette volonté irrépressible de bien faire.    

Ensuite j’ai également passé un an au Crocodile, la fameuse adresse strasbourgeoise ; j’y ai appris et me suis frotté à la pâtisserie, en bref, j’y suis allé pour me diversifier et voir autre chose. J’ai découvert un restaurant différent, plus structuré encore, avec des postes bien définis et des tâches, certes plus répétitives, mais que nous maitrisions alors encore plus parfaitement.

Mais une des rencontres et des expériences les plus importantes de ma vie dans ce métier restera sans doute mon passage, en 1993-94, chez Jacques Maximin, à Vence. Cet homme est un maître pour une bonne partie des grands cuisiniers de notre temps, et ce n’est pas pour rien, je sais, j’y étais !
C’est surtout un maître des légumes et des poissons, un homme fou de fraîcheur, qui à l’époque réécrivait la carte du restaurant, tous les matins, à la main.
Je me souviens parfaitement de sa technique qui ne cessait de nous impressionner.


En cette saison, quels sont vos produits et plats préférés ?

On a assez attendu le printemps pour ne pas s’en priver maintenant, les herbes et les fleurs sauvages pullulent en ce moment, et je les adore, sur un carpaccio par exemple. J’ai d’ailleurs toute l’année un carpaccio d’espadon à la carte, mais je l’assaisonne chaque jour différemment.

En ce moment je le marine dans un peu de vinaigre balsamique, et je l’égaie avec une tombée de cardamine, pimprenelle et du silène enflé par exemple, pour apporter la signature végétale d’un début de printemps. Ce plat me plaît plus particulièrement car il y a tout ce qui me représente, le côté italien de ma mère, les plantes de mon père et ce jeu de fraîcheur, de parfums, de textures qui me passionne. 


mardi 7 mai 2013

Au Vieux Couvent, à la carte, compte rendu épicurien

Dans la famille Albrecht, on conjugue le végétal et le plaisir de recevoir à tous les temps, avec sincérité, et c’est sans doute pour cela que la cuisine y est étoilée depuis plus de trente années.
Sur les traces, avec les conseils et la science de Jean, son père, Alexis use de tout l’enthousiasme de sa jeunesse et des techniques d’aujourd’hui pour amener le naturel vers une certaine forme de modernité gastronomique.

Sa femme veille à l’accueil, sa maman au service, et c’est son père qui se charge des cultures au jardin et du ramassage des plantes. Ce dernier propose même à ses clients, certaines fins de journée durant les beaux jours, de l’accompagner à la recherche des herbes qui font la renommée du lieu, dans ce coin préservé de l’Alsace.
Cette promenade achèvera de nous mettre en appétit, et une fois rentré dans la grande salle lumineuse, il ne nous tardera plus qu’à piocher dans cette carte qui fait la part belle à une douce confrontation entre le meilleur de la tradition rhénane et l’épure-nature, pour une cuisine saine au possible.







Mise en bouche

Cela se ressentira tout au long du repas, et nous terminerons cet apéritif avec un service en deux touches étonnantes : un espuma d’heliantis au bouillon de volaille et serpolet ainsi qu’une glace d’anchois, eau de tomate et friand basilic-parmesan. Rien que ça !
L’espuma est très aérien et marqué par un léger goût d’artichaut, et le sorbet d’anchois pacojeté est agréablement dosé, on est même surpris que ça soit l’eau de tomate qui semble être la plus puissante.

Puis, comme une dernière préparation à l’esprit de la maison, on nous amène un petit nem de homard accompagné d’un aigre-doux de fleurs de sureau, une formidable sauce très soulignée par ces fleurs finalement très agréablement fruitées.



lundi 6 mai 2013

Au Vieux Couvent, mise en bouche

C’est au centre de l’Alsace, dans ce paysage de forêt éclairée et de cours d’eau translucides, que se révèle un de ces visages les plus naturels.
Les villages s’y égrènent, au bord des routes ondulantes, comme autant de chemins gourmands qui relient la plaine d’Alsace à celle d’Allemagne, avec le Rhin comme seule frontière.
Dans ce grand Ried et ce paisible village de Rhinau se tient une des tables les plus « Nature » de France, le restaurant « Au Vieux Couvent » est son nom, et il est tenu avec simplicité et sincérité par la famille Albrecht.   


Pour les amateurs de calme, de balades bucoliques et de plats aux consonances végétales, c’est un véritable petit paradis. Il est surtout le cadre idéal pour découvrir les bienfaits pour la santé et les mille trésors du goût qui débordent de nos chemins les mieux préservés et de nos cours d’eau les plus purs, car, dans les assiettes d’Alexis et les souvenirs de Jean, se trouvent une centaine de plantes, fleurs, et autres petits secrets qui font la grande et belle originalité de cette adresse.


vendredi 12 avril 2013

Auberge Frankenbourg, informations pratiques


Coordonnées :

Auberge Frankenbourg
13, Rue du Général de Gaulle
67730 La Vancelle
Tél: 03 - 88 - 57 - 93 - 90

Fermeture: Mercredi
Congés annuels : du 15/02/13 au 07/03/13 – du 01/07/13 au 12/07/13 – du 12/11/13 au 17/11/13


Tarifs :

Menu Mardi Créativité : 33 ou 42 € (Menu 3 ou 4 plats, plats et accords très créatifs, proposés oralement, nombre de places restreintes, le mardi uniquement)

Menu Tentation : 33 € (menu 3 plats, avec 2 choix sur chaque plat, 42 € en accord avec les vins, sauf samedi soir, dimanche et jours fériés)
Menu Gourmet : 52 € (menu 5 plats, 72 € en accord avec les vins)
Menu Découverte Gourmande : 75 € (menu 10 plats, 99 € en accord mets et vins)

Menu enfant : 16 € (menu 3 plats )

Carte : 23 - 26 € (Entrées froides et chaudes)
            24 – 28 € (Poissons)
            27 – 30 € (Viandes)
               15 € (Fromages)
               13 € (Desserts) 

Formule Jeunes: 69 € (Formule Expression) 
(menu complet 6 plats, en accords mets et vins (*))

Formules Seniors: 49 € (Formule Expression)
(menu complet 3 plats, en accords mets et vins (*))

Retrouvez le compte rendu épicurien de Menu "Formule Jeunes – Expression" de début avril 2013 (en suivant le lien ICI) Chroniqué sur le Blog des Etoiles d'Alsace   

* Offre valable pour les moins de 35 ans ou plus de 60 ans, sur réservation uniquement





jeudi 11 avril 2013

Rencontre avec Sébastien Buecher, de l'Auberge Frankenbourg


Présentez-nous les moments marquants de votre parcours dans la profession.

Bien sûr j’ai découvert l’univers de la restauration grâce à mes parents, mais mon apprentissage, chez Jean Albrecht à Rhinau, fut également très important ; c’est là-bas, je crois, que j’ai eu le véritable déclic qui m’a donné l’envie et la niaque pour me lancer corps et âme dans ce métier.
Monsieur Albrecht était un grand maître d’apprentissage car il nous faisait totalement confiance, il ne refusait rien à ses apprentis, encourageant nos essais, nous poussant à toucher à tout et son restaurant, avec le grand jardin de plantes et de fleurs, et sa cuisine novatrice, était très intéressant pour nous, les jeunes.

Ensuite, ce qui m’a bien marqué aussi ce furent ces deux saisons passées à Courchevel, chez Jean-Pierre Jacob, au « Bateau Ivre ». Là, c’était une expérience totalement différente : je sortais de chez Monsieur Mischler (au Cheval Blanc à Lembach) où nous avions appris à être très structuré, très carré, et, à Courchevel, j’arrive et je découvre, après le boulot, tout l’esprit de la station, avec le ski, les saisonniers, la fête et tous ces clients du restaurant qui ne pensent qu’au plaisir pur…

Et puis, il y forcement l’obtention de mon étoile Michelin en 2005, qui fut vraiment un immense moment de fierté pour toute l’équipe. C’était très important pour moi également, car c’était une autre validation, après celle de mes clients, de ma démarche et de ma cuisine, qui est tout de même très créative et personnelle. De plus cela nous a aidés en nous apportant une meilleure visibilité, ce qui est très important quand on est situé dans un petit village comme La Vancelle. Cette confiance supplémentaire, apportée par le guide et, surtout, par les clients, m’a donné une plus grande liberté en cuisine.


En cette saison, quels sont vos produits et plats préférés ?

En ce moment, avec la venue d’un printemps tellement attendu, on se réveille les papilles, on sort de produits très terriens pour des saveurs plus fraîches, comme le concombre, le radis, la rhubarbe ou les premières fraises gariguettes. 
Cette semaine, par exemple, je lance un filet de rouget, avec un risotto à l’encre de seiche, du foie gras chaud en dés et des cubes de rhubarbe, à peine pochée pour garder un maximum de croquant et d’acidité, qui viendra équilibrer la puissance du rouget et la pesanteur du foie gras.


mercredi 10 avril 2013

Auberge Frankenbourg, en Formule Jeunes®, compte rendu épicurien

C’est dans son Auberge montagnarde que la famille Buecher s’apprête à nous régaler, mais pas seulement : dans cette salle moderne et à sa mesure, elle veut également nous faire voyager, jouer et songer. Elle est immense, et pourtant très intimiste, cette salle ; décorée sobrement mais avec une touche de modernité, avec, par les fenêtres, une vue qui s’arrête à la forêt alentour, mais dans les assiettes et les verres, une ouverture totale sur le monde.


Après ces quelques « amusettes », dégustées dans l’article de ‘’mise en bouche’’ publié hier sur ce média, on sait qu’on n’a pas fini d’être surpris et cela continue avec ces quelques douces « broutilles ».
On finit donc notre coupe de champagne avec les habituelles double-coupelles, reprenant quelques envies du moment. Pour nous, en ce jour, ce fut, en haut, un carpaccio transparent de gambas et une petite bille fluide de litchi, et dans celle du bas, un palet de potimarron caramélisé, une mousse d’emmenthal et une cecina de bœuf, qui, avec son côté salé, séché et légèrement fumé, répond bien à ses deux compagnons. Ce deuxième service étant finalement moins étonnant et moins intense que le premier, comme pour nous reposer et nous préparer à ce qui va suivre.


Entrée

On entre de plein pied, dès l’entrée, dans toute la créativité du Chef Sébastien Buecher : du foie gras bien poêlé, de la citronnelle mousseuse, des endives au balsamique et des coquillages…oui, dans une même assiette ! Et le pire, ou plutôt le meilleur, c’est que ça fonctionne terriblement !

En bouche, on ressent le vinaigre balsamique blanc d’entrée, qui enrobe l’amertume de l’endive, puis viennent le foie gras et la citronnelle qui se complètent étonnement bien et qui s’étirent en bouche avant que les coquillages poursuivent le tout. Pourquoi ? A cause de la différence flagrante des textures, tout est plus ou moins fondant, sauf les coques et les praires, qui vous forcent à mastiquer plus longtemps et qui, donc, développent les saveurs et le plaisir. Toute la volonté d’étonner, toute la liberté dans le geste et l’idée se trouvent déjà dans cette première assiette aboutie et signée.


Foie gras poêlé et citronnelle, endive au balsamique blanc et coquillages marinés


mardi 9 avril 2013

Auberge Frankenbourg, mise en bouche



Pour pouvoir découvrir L’Auberge Frankenbourg, il faut savoir sortir des sentiers (re)battus ;    chemin faisant, on s’éloigne des axes empruntés et on serpente dans une forêt profonde en laissant grandir notre appétit de découverte.

De ce calme, et de ce contact direct avec une nature sans ostentation, émerge une table ‘’hors pistes’’ et une cuisine branchée des plus passionnantes, drivée par Sébastien Buecher, jeune Chef qui cultive le parallèle entre l’éloignement relatif de son lieu de vie et la prise directe qu’il a sur la gastronomie de son temps.